Traiter le mérule

 

  • Préventivement:

L’hygiène de la construction ne peut évidemment pas éliminer les risques d’humidification accidentelle, qui dépendent de causes imprévisibles, mais peut aisément supprimer l’humidification permanente, et éviter la stagnation de l’air grâce aux mesures suivantes :

- n’employer que des bois secs et sains, en évitant tout contact entre le bois et le sol

- utiliser des chapes isolantes

- assurer une bonne aération des sous-sols

- prévoir un dispositif efficace de ventilation des solivages entre parquet et plafond Ces mesures suffisent, dans la plupart des cas, à assurer la conservation indéfinie des charpentes et boiseries en ce qui concerne les attaques de champignons, pourvu que l’entretien du bâtiment soit assuré conformément aux règles d’hygiène.

L’hygiène de l’entretien devra viser d’abord à ne pas neutraliser les dispositions d’hygiène prises lors de la construction : maintenir toujours libres les orifices d’aération, ne pas obstruer les soupiraux des caves. Il convient aussi, bien évidemment, de laisser libres tous les orifices normaux d’aération des bois de la charpente.

Toute infiltration d’eau devra être rapidement supprimée et toutes dispositions prises pour assurer un séchage rapide des pièces mouillées, auxquelles il sera en outre avantageux d’appliquer un traitement antiseptique préventif.

On évitera de recouvrir les parquets, surtout au-dessus des pièces où se produisent des dégagements abondants de vapeur d’eau (cuisines, salles de bains), avec des tapis imperméables qui créent les conditions d’atmosphère confinée si favorables au développement de la mérule.

  • Curativement:

On ne soulignera jamais assez l’importance primordiale du rétablissement des conditions normales d’hygiène dans la lutte curative contre la mérule. L’assèchement de votre maison et des bois doit donc constituer l’essentiel des mesures curatives, les moyens chimiques constituant seulement un adjuvant utile.

Le traitement fongicide comprend trois parties :

- préparation : déposer et brûler les éléments en bois dont les caractéristiques mécaniques se révèlent insuffisantes. Déposer tout revêtement masquant les surfaces du sol, des maçonneries et des bois à protéger.

- traitement du sol, des murs et maçonneries : gratter et brosser soigneusement les maçonneries, afin de détacher tout crépi ou mortier insuffisamment adhérent. Vérifier soigneusement les joints. Sécher et stériliser à la flamme d’une lampe à souder les surfaces de maçonnerie voisines des bois attaqués. Traiter la maçonnerie et les bois laissés en place par pulvérisation, badigeonnage et même par injection d’un produit fongicide. L’injection a lieu par introduction du produit dans les puits forés préalablement.

- traitement des bois. Les bois étant secs, traiter en profondeur les pièces de moyenne à forte section, quelle que soit leur essence à l’aide d’un produit fongicide en solvant organique : au niveau des encastrements et sur toute la longueur des pièces dans les zones contaminées. Le traitement en profondeur consiste à injecter le produit de préservation dans des puits préalablement forés. Le nombre des forages ne doit pas être inférieur à 3 par mètre et leur profondeur est déterminée en fonction de l’attaque suivant les prescriptions techniques des applicateurs de traitement. Appliquer superficiellement et abondamment le produit en solvant organique sur les éléments sains ou peu attaqués.

Attention : Ce sont des traitements qui doivent être faits par des professionnels.

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